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Message injurieux du président de la FQAS
Par Benoit Bissonnette | Publié  07/10/2005 | Nouvelles |
Le message du président de la FQAS

Le président actuel de la FQAS n'en est pas à son premier débordement. Afin de vous présenter un aperçu de ce personnage, je vous retranscrit le message qu'il a posté sur PlongéeQc le 14 août 2003. Comme vous le verrez, il ne fait pas honneur, ni à la FQAS, ni à lui-même et encore moins à notre activité. (http://cf.groups.yahoo.com/group/plongeeqc/message/9823)

Ce sont ces mêmes personnes qui appliquent le règlement provincial. De quoi en avoir des frissons!

Bon. Le message qui suit est très long. Ce qui est écrit est assez important, mais la plupart d'entre vous n'auront pas le courage de lire jusqu'au bout. À ceux la, descendez au bas, là où il y a une ligne continue (comme _______, mais sur la largeur de la page), et lisez ce qui vient après. Çé un résumé concernant le règlement. Les autres, lisez jusqu'au bout avant de critiquer.

Ce message vient de Pierre Lavigne, le moniteur de plongée depuis 1968 (du YMCA, au centre ville de Montréal, puis NAUI en 1973), le plongeur depuis 1965 (j'ai 52 ans, 4 mois), l'adepte qui a toujours la flamme de la plongée. Il vous vient aussi de Pierre Lavigne, président de la FQAS (depuis trois ans en octobre prochain et encore pour un petit boutte de temps, on verra).

Je suis lecteur (pas normalement intervenant) sur cette liste depuis un bon boutte. J'ai normalement pas le temps de rédiger de telles réponses (ma job personnelle d'acheteur principal et de responsable pour négocier des contrats d'achat valant des millions de $ auprès d'une très grosse compagnie internationale, prend beaucoup de mon temps; mes cours de plongée prennent mes soirées (moniteur NAUI 3283), ma boutique de plongée (
www.Aqua Futur.com , dont je suis proprio à 50%) prend mes jeudi et vendredi soirs, mes samedis et mes dimanche matins (oui, on est ouvert le dimanche, depuis 17 ans, de 9h à 12h), du premier mai au 1 octobre. Normalement, j'intervient pas, mais cette fois ci, la goutte a fait déborder le vase.

Donc, voici: je suis de plus en plus désabusé des discussions mal informées qui se déroulent ici. Surtout que même quand on s'efforce de fournir les explications, de répondre honnêtement, d'être diplomate pour ne pas frustrer ou offusquer qui que ce soit, il y a certains d'entres vous (vous êtes une demi douzaine) qui ne cherchent qu'à créer des débats, et vous êtes prês à affirmer toutes sortes de faussetés pour les générer. Quel âge avez vous donc? Vous vous vantez d'avoir fait des études (en tout cas, vous manquez pas de référer à ce que vous faites dans votre vie personnelle), mais vous le montrez pas. C'est une attitude puérile qui commence à tomber sur les nerfs de pas mal de gens. En tout cas, moi, chu tanné en cr.... . En passant, moi aussi j'ai été à l'université. Alors, faites moi pas ch... avec vos attitudes condescendantes.

Paul Boissinot (allez-vous finir par apprendre à écrire son nom correctement) s'est fait passer au cash pour avoir "accepté" de s'impliquer dans le dossier du Centre des Loisirs Marins. Quand la nouvelle de la fermeture du Centre est sortie sur cette liste au début du printemps, plusieurs personnes se sont immédiatement renseignées pour savoir ce qui se passait. Jacques Dubé, Directeur Général de la FQAS, a immédiatement passé le dossier à Paul, qui s'est alors acharné à trouver les explications. On vous a pas informés parce que rien n'avait alors été accompli. À lire ce que vous avez écrit, il aurait fallu qu'on vous contacte tous et chacun, pour vous dire qu'on a passé le puck à Paul Boissinot, et qu'on va vous revenir si jamais on obtient des explications. Malheureusement, on sait très bien ce qui serait arrivé: ça aurait pas pris 12 heures et un des hurluberlus de la liste aurait émis un message (et leurs messages sont jamais constructifs, ils sont toujours négatifs), et on aurait ré-émis la même information. Avec eux, ça cesse jamais. Il faut constamment répéter les mêmes choses.

Un peu plus tard, le maire de Les Escoumins a émis un communiqué, qui fut rapporté sur cette liste. Plusieurs d'entre vous on ajouté vos informations et vos commentaires, et pendant un certain temps, ce fut tranquile.

Durant cette même période, une rencontre fut organisée par Parc Canada pour discutter de la situation. Les gens de Les Escoumins furent invités, et par chance, Paul fut invité lui aussi. Il y est allé, et il a pris des notes: le centre lui-même, la bâtisse et les terrains, sont fermés pour rénovation. Les plongeurs n'y auront pas accès jusqu'à ce que les travaux soient terminés. Cependant, les sites sont tous accessibles. Le tout devrait être revenu à la normale l'été prochain. Ça me semble clair, concis et surtout, à constater les travaux, ça semble être vrai. Donc pas besoin de faire une tempête de tout cela.

Anyway, quand vous avez demandé une réponse sur la liste, Paul vous a donné les informations que vous voulez: mais vous en avez pas assez eu. Vous l'avez bafoué, vous avez blâmé la FQAS, vous avez affirmé que encore une fois, ç'était la preuve que la FQAS dormait sur son cul. Je sais pas vraiment quoi vous dire à part: f... y.. .

Paul est un bénévole, il a offert son temps pour siéger sur le CA de la FQAS pour aider, pour s'impliquer. Lors de son élection, il n'a pas été contesté parce que aucun de vous ne voulait s'impliquer. D'ailleurs, la raison pour laquelle il est là est parce que les personnes qui étaient là avant avaient démissionnées en bloc. Pour toutes sortes de bonnes raisons qu'on peut très facilement comprendre, à voir comment vous nous traitez.

Donc, Paul a accepté de s'impliquer dans le dossier du Centre de Loisirs Marins en tant que bénévole. La FQAS ne paie pas ses dépenses (on a pas les fonds pour le faire). Il est allé à la réunion à ses frais (il demeurre dans la région de Québec). Il a donné de son temps, de son argent. Pis tout ce que la demi douzaine d'hurluberlus a cherché à faire, ç'est de le pointer du doigt, de le blâmer pour des choses sur lesquelles il n'avait aucun contrôle: çé pas la FQAS qui contrôle le Centre, çé pas la FQAS qui décide de fermer ou de pas fermer, çé pas la FQAS qui possède quoi que ce soit d'immobilier dans ce dossier. Çé tu assez clair! On a fait ce qu'on avait à faire: s'assurer que les intérets des plongeuses et plongeurs étaient respectés.

Parlons maintenant du règlement: à l'origine, la FQAS avait reçu le mandat de rédiger le règlement pour le gouvernement, à la demande du gouvernement. Au départ, la loi a été amendée par le gouvernement, tout seul, sans consulter qui que ce soit. La première version du règlement a d'ailleurs été rédigée par des fonctionnaires, et aucun d'entre elles et d'entre eux n'étaient qualifiés en plongée. Heureusement, nos prédécesseurs on agi pour contacter les personnes qui pilotaient le dossier, et ceux-ci ont alors demandé à la FQAS de rédiger le règlement. Ça n'a jamais été une initiative originale de la FQAS, ça n'a jamais été une façon détournée par la FQAS pour prendre le contrôle, pis je sais pas comment faire pour vous le faire comprendre une fois pour toutes.

Ensuite, le règlement n'a jamais parlé de brevet de plongée. La condition sine qua non (pour ceux qui comprennent pas, çé du latin, alors allez voir les pages roses du Petit Larousse) était justement que la FQAS se déleste de son propre programme de formation. Alors, à nouveau, je le répète: la FQAS n'émettra pas de brevet, pas de carte, pas de diplôme de plongée. Le gouvernement, lui, émettra un certificat attestant de la compétence à plonger des plongeuses et plongeurs du Québec, ainsi que des visiteuses et visiteurs de nos eaux subaquatiques. Et cette attestation suivra les balises établies dans le règlement.

Dans le règlement, initialement, les premières ébauches n'incluaient pas de référence aux conditions de courrant, de visibilité, ni de température. À un certain moment donné, la demande a été faite à la FQAS d'ajouter ces balises. Cela fut fait et la première version finale, celle qui avait été publiée dans la Gazette officielle du Québec, incluait ces balises.

Les 16 personnes (il n'y en a eu que 16, et parmi elle, une seule agence de certification, qui ont soumis leurs mémoires et leurs commentaires au gouvernement, ont presque tous soulevé ces points. Pas seulement un ou deux faux héros ou "gardien" de la flamme primale de la plongée. Le gouvernement a alors compris que cette façon de procéder n'était pas réaliste. Donc le texte du règlement fut modifié. Si ça peut faire plaisir à certains d'entre vous, disons que le règlement fut modifié suite à votre intervention. Belle victoire...

Par la suite, quand toute révision du règlement fut terminée, il fut approuvé par le gouvernement. On était rendu en juin 2000. Comme certains d'entre vous l'ont dit, l'appliquer à ce moment là fut jugé pas pratique. Donc, le gouvernement a accepté de reporter la mise en application du règlement au printemps suivant, après que les formations auraient été données aux personnes (moniteurs) qui auraient à émettre les attestations.

Mais au printemps 2001, pas de mouvement de la part du gouvernement. Pour fermer la trappe des critiqueux, la FQAS a contacté les personnes responsables du dossier, mais on nous a alors avisé que certaines personnes demandaient une modification, pour y inclure les références à la plongée technique. La FQAS fut alors mandatée pour concevoir et présenter ces modifications au gouvernement.

En juillet 2001, le texte fut complété et approuvé. Mais encore une fois, tous ont convenu de reporter l'application au printemps 2002. En mars 2002, j'ai fait tout ce résumé lors d'une présentation au colloque des Diables des Mers. En passant, eux, ils s'impliquent, eux, ils font quelque chose, eux, il ne passent pas leur temps à chialer et à toujours essayer de générer des débats houleux à partir de fausse information, ou à tout le moins à partir de bribes choisies pour forcer un débat.

Bon je continue: au printemps 2002, la conjoncture politique a fait que le dossier n'a pas évolué. Encore une fois, pour faire taire les chiâleux, la FQAS a contacté les responsables au gouvernement, et on s'est fait dire que le dossier était tabletté pour un ou deux mois. Notre réponse fut que la période pour mettre en place le règlement était donc dépassée: il fallait
encore attendre au printemps suivant (2003).

Au printemps 2003, on a eu des élections: donc tout a été tabletté encore une fois. Depuis l'été 2000, le règlement est en place, mais pas appliqué. Évidemment, les chiâleux jubilent: ils assument faussement la gloire d'avoir fait plié la FQAS avec son règlement. Et pour s'assurer que ça reste comme ça, ils repartent le débat aux 3 à 4 mois...


_________________________________________________________

Alors, pour faciliter votre compréhension, voici un sommaire des divers commentaires qui ont été faits par la FQAS sur cette liste concernant le règlement au cours des ans.

1. L'ajout à la loi par le gouvernement du Québec, pour y inclure la plongée sous-marine est officiel depuis 1997.

2. Le règlement a été rédigé par la FQAS à la demande du gouvernement, pas pour notre bon plaisir. (J'ai oeuvré dans ce dossier depuis décembre 1997, à raison d'une rencontre aux deux semaines pendant les 3 premières années, sans arrêt). J'étais pas seul, on était une dizaine. Et on était tous bénévoles: rien était payé, pas le gaz, pas la bouffe, rien! nada! On payait nos propres beignes.

3. Le règlement fut officiellement publié en version finale dans la Gazette officielle du Québec, et il est en place. Quiconque veut le changer doit passer par le gouvernement. Pas par la FQAS. Çé pas notre règlement, çé le règlement qu'on a rédigé pour eux. Ça leur appartient. Çé pas à nous. Clair? Vous parlez pas aux bonnes personnes si vous voulez changer le règlement.

4. La FQAS n'émettra pas de brevet. Votre carte actuelle continuera à être votre carte de plongée. Elle ne viendra pas à échéance au bout de 3 ans car aucun organisme certifiant (aucun) a accepté d'invalider les cartes de plongée au bout d'une période de temps. Le gouvernement émettra un certificat attestant de votre compétence à plonger (une attestation). Pas une carte de plongée. L'attestation ne sera pas reconnue comme carte ce compétence issue d'un organisme certifiant. Elle est valide seulement au Québec.

5. La première année, toutes les plongeuses et tous les plongeurs seront acceptés, sans restriction: ils devront avoir déjà une carte émise par un organisme certifiant, et ils seront alors accrédités.

6. À partir de l'année suivante, le coût du renouvellement sera de $15 pour 3 ans, ou $5 par année. L'examen que quelqu'un a mentionné s'appliquera à celles et ceux qui ne rencontreront pas les critères de renouvellement. Ces critères sont bien simples: soit démontrer à l'aide du carnet de plongée que vous avez effectué au moins 10 plongées au cours des 3 années antérieures; ou bien démontrer, à l'aide d'une carte émise par un organisme certifiant, que vous avez suivi un cours plus avançé qui vous permet d'accéder à un niveau d'attestation plus élevé tel que défini dans le règlement; ou bien suivre une session de ré-immersion supervisée par un moniteur accrédité selon les exigences du règlement (çé là que l'examen est utilisé). Un ou l'autre. Pas les 3. Un seul. Juste un. Comprenez-vous? Juste un seul de ces critères.

7. Les moniteurs devront obtenir leur attestation à chaque année, au coût de $25 par an. Le coroner avait identifié que le problème des décès en plongée venait principalement du manque de contrôle des enseignants et des enseignements. Puisque aucune agence de certification a accepté de considérer notre société québéquoise comme étant particulière (eaux froides, visibilité limitée, et surtout, la majorité de nos adeptes sont unilingues français), les moniteurs seront observés et scrutés de plus près par le règlement. Aucune agence, pas une, a accepté qu'on le fasse par leur entremise. Alors, le gouvernement a tranché: le règlement exige que, annuellement, chaque moniteur suive une session de formation d'au moins 4 heures, qui sera mise sur pied par l'organisme accrédité (la FQAS).

8. La FQAS a reçu le mandat du gouvernement pour gérer l'application du règlement, mais on a pas encore eu les sous pour le faire. On parle d'acheter l'ordinateur, de produire les cartes, les documents d'inscription et les formulaires. On parle d'engager une personne pour maintenir cette base de données et émettre les cartes. On parle aussi de former les
personnes qui auront un contrat avec le gouvernement pour émettre les accréditations: ce seront tous des moniteurs, ou dans certains cas râre, des commis ayant ce droit pour satisfaire les besoins spécialisés aux touristes (Empress, Nippigon, Escoumins, etc.). On parle au total d'environ
$80,000 pour enclencher le processus, et d'environ $35,000 par année pour le maintenir en opération. Rien de ces sous n'a été libéré par le gouvernement. Et le programme devra s'autofinancer dès le début. Donc ce sera une avance de fonds qu'ils vont nous faire. Donc, y faut pas s'attendre à une grosse entreprise. On aura aucun droit d'augmenter les
côuts.

9. Y faudra pas être membre de la FQAS pour être accrédité. D'ailleurs, ç'est spécifiquement défendu. N'inporte qui pourra être accrédité, en autant qu'il ou elle rencontrera les critères énonçés plus haut. Donc la base de donnée de l'accréditation sera totalement séparée de celle de la FQAS. On y est obligé.

10. À aucun moment on a parlé ou pensé à faire appliquer le règlement par les boutiques. Je m'en suis personellement assuré. Le règlement ne touche pas les boutiques. Il touche les plongeurs et les moniteurs. Donc on n'utilisera pas les remplissages pour vérifier les accréditations. Présentement, les boutiques vérifient les cartes émises par les agences de
certification, si nécessaire, pour déterminer la compétence des plongeuses et des plongeurs. Ça va continuer comme ça. Rien va changer. Clair?

Note: si vous avez d'autres questions, demandez-donc à la FQAS, au site
www.fqas.qc.ca . On vous répondra, même aux plus agressifs des demandants... On avalera notre orgueuil et on ne répondra pas aux attaques, normalement. Mais cette fois-ci, j'en avais trop à dire.

Bon, j'en ai assez dit. Et je vais faire comme Marc et me baisser pour éviter les tomates, ou tout autre fruit que certains aimeraient me lancer. D'ailleurs, j'imagine que les hurluberlus ont choisi des melons d'eau.

De plus, considérant que je suis pas mal tanné de lire les messages générés par ceux qui persistent à pas vouloir comprendre, même quand on a fourni les explications telles qu'on les connait, eh bien je tire ma révérence. Vous avez réussi à avoir ma peau. Un autre bénévole qui s'est impliqué et qui en a assez de se faire pointer et critiquer pour des actions que j'ai osé prendre, parce que personne d'autre les prenaient.
Merci, bye.

PS: quand vous allez répondre, au moins, copiez pas tout le message.
Cr..., çé déjà assez long comme ça. Apprenez à vivre.